Le renforcement des échanges commerciaux transfrontaliers en Afrique de l’Est est un objectif prioritaire dans la sous-région. Pour y arriver, les pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est envisagent le déploiement d’une application mobile qui permettra d’avoir accès aux informations nécessaires sur le marché, en temps réel.

Les pays membres de la Communauté d’Afrique de l’est (CAE) prévoient le lancement prochain d’une plateforme mobile dont l’objectif est de renforcer le commerce transfrontalier. L’information a été communiquée en fin de semaine dernière par les autorités kényanes qui ont expliqué que cette application mobile est actuellement à sa phase pilote. Selon Alice Yalla, directrice des affaires sociales au sein du ministère kényan de la CAE, citée par l’agence Xinhua, ce nouvel instrument permettra aux hommes d’affaires de disposer en temps réel des informations sur les marchés des échanges et les prix de marché aux petits négociants implantés aux postes frontières.

« Cette application mobile est actuellement testée par un projet pilote à la frontière entre le Kenya et l’Ouganda. Nous utiliserons l’expérience ainsi obtenue pour la déployer à tous les postes frontières des six membres de la Communauté d’Afrique de l’Est », a confié la responsable kényane en marge de la Conférence de la Plateforme des femmes d’affaires d’Afrique de l’est (EAWIBP).

D’après elle, la nouvelle plateforme numérique facilitera pour les négociants leur maîtrise des informations nécessaires et leur connaissance des règles et des procédures qui régissent les échanges commerciaux dans la zone.

En effet, à en croire Madame Yalla, les activités des petits négociants aux postes-frontières représentent une part très importante du commerce transfrontalier dans la sous-région. « Toutefois, par manque d’information, ces petits négociants sont souvent exploités par des intermédiaires. Notre espoir est que cette application mobile permettra d’augmenter la transparence des prix des marchandises négociées dans la région », a révélé la responsable.

Alice Yalla a souligné que le commerce interne représente actuellement 49% des échanges commerciaux de la CAE.

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Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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