(Agence Ecofin) – Selon le dernier rapport publié par Land Matrix, les pays africains aux terres agricoles les plus attractives pour les investisseurs étrangers sont l’Ethiopie, le Ghana, le Soudan du sud, le Maroc et la RD Congo.

Intitulé « Land Matrix Analytical Report II: International Land Deals for Agriculture » et rendu public le 11 octobre dernier, le rapport, qui prend en compte la période 2000-2016, indique que les acquisitions à grande échelle des terres agricoles touchent majoritairement le continent africain.

Avec 40 contrats portant sur 1 million d’hectares (ha) de terres, l’Ethiopie occupe la première place continentale et le 7ème rang mondial. Suivent le Ghana avec près de 800 000 ha, le Soudan du sud et le Maroc avec près de 750 000 ha chacun. La RD Congo ferme la marche avec près de 750 000 ha de terres agricoles qui font l’objet de transactions.

L’Indonésie, avec plus de 3 millions de terres agricoles cédées, occupe la première place mondiale.

Si ce rapport offre une vue d’ensemble de la géographie des investissements dans le foncier agricole de par le monde, il n’en est que plus alarmant et confirme les craintes des observateurs qui estiment que l’Afrique est le nouvel eldorado des multinationales agro-industrielles. En effet, 11 des 20 pays qui cèdent le plus leurs terres sont africains.

Comme le soulignent les auteurs du rapport, ces transactions sont d’autant plus problématiques qu’elles s’accompagnent de dépossessions arbitraires et massives des populations locales. Des populations qui ne détiennent majoritairement que des droits coutumiers.

Lancé par cinq organisations internationales, dont le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et le German Institute for Global and Area Studies (GIGA), le projet Land Matrix recense périodiquement les transactions foncières au niveau mondial.

A propos de l'auteur

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Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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