Le gouvernement camerounais à travers son ministère des Postes et télécommunications va signer un partenariat avec le Consortium canadien CCENA Expansion, pour la mise sur pied de ces centres d’excellence du numérique à Douala et Yaoundé.

Les pouvoirs publics camerounais continuent d’amasser les retombées du Forum international sur l’économie numérique tenu à Yaoundé du 15 au 17 mai dernier. Comme pour Camtel, Campost ou encore le projet de construction d’une bibliothèque nationale numérique, le gouvernement camerounais, représenté par le ministère des Postes et télécommunications a obtenu un accord de partenariat avec le Consortium canadien CCENA Expansion. Le projet vise la mise en place de deux Cités numériques dont une sera basée à Yaoundé et l’autre, à Douala.

Centres d’excellence TIC

Evalué à environ 60 milliards de francs CFA, ledit projet vise à doter le Cameroun de deux centres d’excellence TIC comportant chacun : un Techno Centre, constituant un grand centre de formation en TIC, qui à travers la formation initiale et la formation continue générera des compétences TIC pour le Cameroun et les pays de la région ; un Techno Village, structure de veille et d’animation de réflexions et de projets autour des TIC, avec un rôle générateur de projets innovants basés sur les TIC au service de la modernisation de la gouvernance de l’Etat et de l’économie camerounaise et des pays de la sous-région ; et un Techno Parc, abritant non seulement un Centre de Données (Data Centre) qui sera le cœur du dispositif technique, des incubateurs d’entreprises des jeunes diplômés afin qu’ils puissent créer leurs propres PME du numérique et, un Centre d’affaires susceptible d’accueillir des sociétés des secteurs des technologies du numérique. L’objectif de développement du projet étant d’accroitre l’utilisation des TIC en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité du Cameroun, classé 147e pays sur 178 avec un Indice d’accès numérique de 0,16.

Générer des revenus

Or outre la formation, les Cités numériques offriront « un environnement favorable aux partenariats entre le secteur public et le secteur privé, entre les chercheurs et l’industrie, contribuant ainsi à la promotion de la recherche, des innovations technologiques (applications TIC) et la création de nouvelles entreprises et des emplois durables dans le domaine du numérique », a-t-on appris de source officielle. Selon ces informations, les Cités numériques vont également générer des revenus. A ce sujet, « les bureaux et espaces à louer construits respectivement sur 3600 mètres carrés et 14 040 mètres carrés sont appelés à générer environ 5 milliards Fcfa par an. Les 14 salles de réunion qui totalisant 3500 mètres carrés ainsi que la grande salle de conférences de 500 places pourront générer environ 3 milliards par an », dit-on encore.

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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