L’Unicef espère accélérer le dépistage du sida dans certaines régions d’Afrique grâce à des drones qui feront la liaison entre les cliniques et les laboratoires. 

Les drones ont le vent en poupe. Ils distribuent des pilules abortives en Pologne, permettent de filmer des scènes de sexe dans des décors magnifiques, et pourraient aider à lutter contre le crime à Marseille. Désormais, ils pourraient changer la vie de milliers de personnes.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) est en train de tester un système basé sur l’utilisation de drones pour lutter contre la propagation du sida dans certaines régions d’Afrique. Le but, c’est de diagnostiquer la maladie plus rapidement. Les premiers drones ont volé au Malawi, pays qui enregistre l’un des taux de cas de séropositivité les plus élevés au monde. Avec ces drones, les experts espèrent que les personnes ayant fait un test recevront le résultat quelques jours plus tard, au lieu d’attendre des semaines, voire des mois.

Au Malawi, 15 % des adultes sont atteints du virus du sida, ainsi qu’environ 170 000 enfants. En 2014, seulement la moitié des jeunes recevait un traitement, et 33 000 personnes sont mortes à cause de la maladie, dont 10 000 enfants.

Le manque de diagnostics précis et la longueur de l’attente jouent un rôle important dans la propagation du virus. Ce programme d’utilisation de drones pourrait inverser la courbe de mortalité de façon radicale.

Comme les tests pour bébés sont plus complexes, les enfants malawites nés de mères séropositives doivent passer des tests particuliers, qui sont réalisés dans seulement huit laboratoires travers le le pays, selon l’Unicef.

Par conséquent, des mères doivent parfois attendre des mois avant de savoir si leur enfant est atteint du virus du sida, selon le personnel des cliniques du pays.

Traduction : “Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c’est le premier drone qui aide au dépistage du sida (en envoyant les tests aux laboratoires) au Malawi, où un dixième de la population est séropositive.”

Interrogé par Wired, Angela Travis, la responsable de la communication, de la promotion et des partenariats de l’Unicef, a expliqué :

“Le réseau de transports n’est pas fiable, il y a beaucoup de retards, les vélos sont très chers, les gens n’ont pas d’argent pour payer l’essence et les résultats ne sont pas récupérés. Un drone permettrait de résoudre ces problèmes de retard.

Les échantillons sont très légers, ils sont contenus sur des cartes. Ils mettent le sang sur ces cartes, le laissent sécher et les placent dans des sachets hermétiques.”

Ce système a déjà été approuvé par le ministre de la Santé du pays et les administrations nationales de l’aviation civile. Les drones pourront transporter un maximum de 250 échantillons chacun jusqu’aux infrastructures chargées de les analyser. Lors des essais, ils ont parcouru une distance de 10 kilomètres entre les laboratoires et les cliniques de santé.

Des malawites regardent les drones de l'UNICEF. (Photo: UNICEF)

En plus, ce programme va permettre de réduire de moitié les coûts de transport des échantillons, selon Mahimbo Mdoe, représentant de l’Unicef au Malawi. Interrogé par Vice, il a ajouté :

“Imaginez : vous êtes maman et vous devez attendre six mois pour savoir si votre enfant est séropositif ou pas ? Ce serait terrifiant.

La nécessité est la mère de toutes les inventions. Et en ce moment, c’est ce que le Malawi fait.”

Source: http://www.konbini.com/fr/inspiration-2/afrique-unicef-drones-depistage-sida/

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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