(Agence Ecofin) – L’Éthiopie projette de financer la construction d’une route reliant les champs pétrolifères de Paloch, dans la région du Haut-Nil, au Soudan du Sud, au terminal pétrolier de la ville de Malakal, à l’ouest de l’Éthiopie. Une annonce faite à Bloomberg par Mayik Ayii Deng, un haut responsable de la présidence sud-soudanaise.

En échange, Juba devra construire une raffinerie d’une capacité de traitement de 100 000 barils par jour dans le Haut-Nil pour satisfaire la demande éthiopienne. Le gouvernement sud-soudanais aurait déjà reçu le financement d’une société suisse et d’une compagnie américaine pour y arriver, apprend-on.

Ce projet est l’épine dorsale de plusieurs protocoles d’accords de coopération que le président Salva Kiir (photo) doit signer pendant sa visite dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. « Nous comptons livrer les produits pétroliers à l’Éthiopie à des prix très raisonnables », a expliqué le responsable avant de souligner que le raffinage et l’exportation du pétrole vers son voisin permettront de générer des devises supplémentaires.

Cependant, les menaces proférées récemment par les rebelles sud-soudanais contre la relance la production pétrolière inquiètent les acteurs de l’industrie qui envisagent un retrait du pays. Cela pourrait mettre à mal le projet des deux pays voisins.

Mardi, le président Salva Kiir a assuré que les fonctionnaires du ministère du Pétrole travaillent « sans relâche » pour relancer la production et assurer la sécurité des personnes et des installations. En outre, un protocole d’accord qui sera signé entre les deux pays permettra à la plus jeune démocratie du monde de bénéficier d’une fourniture importante d’électricité de l’Éthiopie.

Le Soudan du Sud, qui produit 130 000 barils de pétrole par jour, devrait voir son rendement grimper à 290 000 barils quotidiennement en juillet 2018.

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.